la méditation et la vie intérieure selon le bouddhisme tibétain

Cette forme du bouddhisme n’a guère commencé à se répandre en Occident qu’avec la grande dispersions des lamas, à la suite de l’invasion du Tibet par la Chine communiste, en 1959. Un certain nombre de ceux-ci ont essaimé en Amérique et en Europe et y enseignent aujourd’hui.

Le bouddhisme tibétain, lui aussi, fait partie du mahâyâna (voir mon article sur le bouddhisme ninayâna et bouddhisme mahâyâna). A ce titre, le bouddhisme tibétain repose sur les mêmes bases doctrinales que le zen (voir l’article sur la méditation zen) et donne la même importance à la méditation.

Cependant, les moyens du bouddhisme tibétain sont quelque peu différents du zen :

Le bouddhisme tibétain : une voie difficile et abrupte

Le bouddhisme tibétain, imprégné de tantrisme, à développé une méthode particulière, estimée plus conforme aux besoins de l’âge où nous vivons et caractérisée par le triomphe des forces obscures, des puissances destructrices. C’est donc à elles que l’adepte se trouve confronté, elles qu’il doit maîtriser.

Ce qui ne peut s’accomplir qu’au moyen d’une ascèse sévère, pratiquée sous la conduite d’un guru. Sinon les énergies obscures, évoquées et visualisées au cours d’exercices périlleux, risqueraient fort de submerger le novice.

Cette voie difficile et abrupte, appelée vajrayâna (la voie du diamant ou de la foudre) se présente comme le chemin le plus direct, donc le plus court.

Selon le mahâyâna, il est impossible de devenir bouddha dans une seule vie.

Par contre, le vajrayâna affirme que, si l’on rencontre un maître compétent, si les facultés du candidat sont arrivées à maturité, on peut en quelques années d’efforts obtenir l’état de bouddha.

Bien entendu, une telle discipline n’est accessible qu à un très petit nombre, même au Tibet. De plus, pour nous, elle procède d’une mentalité très particulière, celle qu’ont modelée pendant des siècles les solitudes âpres, violentes et inquiétantes du Tibet.

Pourtant, la sagesse tibétaine demeure parfaitement réaliste et sereine. Bien des enseignements des maîtres tibétains pourraient nous être utiles.

Ne mentionnons en conclusion de cet article cette phrase donné au XIXe siècle par un grand sage tibétain, le lama Mipham. Il convient bien, nous semble-t-il, à l’Occident affamé de connaissances, mais qui, le plus souvent, achoppe devant l’expérience :

 » Quand un homme meurt de soif
La pensée de l’eau ne le soulage pas
Il n’y a que boire qui puisse étancher sa soif
De même en va t-il de la connaissance intellectuelle
Par rapport à l’expérience vécue. »

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